Une procédure très encadrée
Le décès d'un proche est une période difficile, souvent alourdie par les démarches administratives. En France, le règlement d'une succession par un notaire suit un cheminement précis en 4 grandes étapes obligatoires.
1. L'acte de notoriété
C'est le point de départ. Le notaire identifie tous les héritiers légaux et vérifie l'existence d'un éventuel testament ou d'une donation entre époux. Sans cet acte, impossible d'accéder aux comptes bancaires du défunt ou de vendre un bien immobilier.
2. Le bilan du patrimoine
Le notaire dresse l'inventaire complet des biens du défunt (comptes bancaires, immobilier, véhicules, assurance-vie) et de ses dettes — l'actif et le passif de la succession.
3. Les formalités immobilières et fiscales
S'il y a des biens immobiliers, le notaire rédige des attestations de propriété. Il calcule les droits de succession et dépose la déclaration aux services fiscaux dans les 6 mois suivant le décès. Ce délai est impératif.
4. Le partage (facultatif)
Les héritiers peuvent décider de rester en indivision ou de procéder au partage définitif du patrimoine. Le partage peut être amiable ou judiciaire si un désaccord persiste.